un tour du monde de 20 mois en guise de voyage de noces...
Nous arrivons donc enfin sur Acapulco, l’une des plus belles baies du monde. Nous traversons dans un premier temps la grande zone hôtelière avec ses établissements de luxe, qui s’étend sur toute la longueur de la baie.
Nous préférons loger à l’ouest de celle-ci, il s’agit de la vieille ville.
Nous négocions un appartement perché sur le flan de la colline de La Pinzona dans un petit immeuble comprenant deux chambres, une cuisine, un grand séjour, une terrasse et 3 piscines!
La vue depuis la terrasse est à couper le souffle. D’un coté, nous pouvons admirer le port et de l’autre nous pouvons admirer la Quebrada d’où s’élancent les célèbres plongeurs.
Etant arrivés de bonne heure, nous profitons du temps qu’il nous reste pour aller prendre un bain…Quel bonheur!
Le lendemain, nous allons voir Los Clavadistas «les plongeurs de la mort» à La Quebrada.
C’est dans une crique rocheuse dominée par de hautes falaises (35m) que des garçons du pays (certains ont à peine 15 ans) effectuent le fameux «plongeon de la mort».
Les plongeurs grimpent la falaise puis une fois arrivés en haut, prient avant de sauter.
Le spectacle est époustouflant mais pas sans risques. En discutant avec un des plongeurs, nous apprenons que la plupart d’entre eux ont des problèmes auditifs. Rien d’étonnant car ils arrivent dans l’eau à une vitesse comprise entre 80 et 90 km/h. Chaque feuille, chaque algue doit absolument être enlevée avant le grand saut car certains plongeurs se blessent voire pire, peuvent perdre un membre.
Autre risque, le plongeur peut être projeté contre les rochers par une grosse vague au moment de son entrée dans l’eau. La technique consiste donc à s’élancer au moment ou la vague remonte pour profiter de la brusque montée du niveau de l’eau.
Il ne va pas sans dire que le stress est au maximum au moment de leur plongeon.
Apres ce superbe moment, nous retournons déjeuner à l’appartement puis filons profiter de la plage.
Petite séance de coiffure...
Aujourd’hui, nous avons décidé de nous lever de bonne heure pour nous rendre au mirador afin de prendre une photo de cette superbe baie d’un autre point de vue.
Une fois prêts, nous prenons la voiture, passons un feu vert et nous nous faisons arrêter par la police qui nous reproche d’avoir grillé le feu (au rouge évidemment selon lui).
Nous avons tous les 4 vu le feu vert et non rouge comme le précise le flic.
Chat et Mapuce descendent de la voiture pour s’expliquer avec le flic. Il commence à parler d’amende, d’aller au poste de police…nous nous excusons tout en lui précisant que le feu était vert, comme par magie il nous dit que le feu était orange.
Vert, orange, rouge, etait-il daltonien?
Apres 5 minutes, il nous laisse repartir en nous disant de bien faire attention…
Nous rentrons dans la voiture soulagés et quand même un peu écœurés de se faire arrêter alors qu’on respecte le code de la route contrairement aa bien d’autres citoyens mexicains.
A peine 10 minutes plus tard, les sirènes d’une autre voiture de police retentissent et rebelote, les flics nous demandent de nous arrêter sur le bas-côté.
Comme nous l’avions fait précédemment, nous avons voulu sortir de la voiture, mais ils nous l’ont formellement interdit.
Arrivant à notre hauteur, il nous dit que nous avons commis une faute extrêmement grave, extremement dangereuse, nous aurions à priori grignoté la ligne blanche. Nous sommes vraiment étonnés de cette nouvelle accusation car la voiture de devant venait à l’instant de faire un demi-tour sur cette fameuse ligne blanche.
Le flic demande à Chat son permis de conduire mais allant à la plage, nous n’avons aucuns papiers d’identité sur nous.
Il nous sort une «grille des tarifs» et nous dit que nous devons payer 7000 pesos, soit plus de 400€.
Nous essayons de lui expliquer que nous n’avons aucuns torts à nous reprocher et là l’autre flic arrive en hurlant pour nous dire qu’on a fait la faute et qu’on ne doit pas remettre en cause leur jugement.
Nous voyant réticents par rapport à l’amende, il nous fait un discount (vive les soldes!) de 50% si on le paye maintenant.
Le Mexique étant un pays plus que corrompu, nous prenons la décision de payer maintenant plutôt que de perdre notre dernière journée au poste de police sachant qu’ils sont prêts à raconter n’importe quoi.
Voulant réduire au maximum cette ^%&^^%^%*# amende non justifiée, nous leur faisons croire que nous n’avons que 1600 pesos, soit 100€.
Il nous pose une dernière question avant de prendre l’argent:
«Et vos parents, ils n’ont pas d’argent?»
Directement Mapuce lui répond: «Non, nous faisons une caisse commune et nous n’avons que cette somme.»
Se rendant compte que nous lui donnerons pas plus, il nous laisse partir.
Dans la voiture, un sentiment de rage, de haine profonde, de confusion, d’envies de meurtre, se mêle aux fameux: «Ah si on avait su…on aurait du dire ça…on aurait du faire ça…».
Bref, de toute façon, leur scenario est bien ficelé et dans tous les cas nous devions payer.
C’est donc avec un gout amer que cette journée commence. Nous rentrons à l’appartement hyper-stressés à l’idée de se refaire arrêter, garons la voiture et partons à la plage… à pieds.
Ne voulant pas gâcher notre dernière journée, nous faisons en sorte d’oublier rapidement cet événement en allant se défouler pendant une heure sur des jet-ski.
Quel super moment, nous en gardons un très bon souvenir…évidement nous parlons de notre virée en jet-ski. ;-)))
Gros bisous à tous et faites attention de ne pas griller un feu vert, ça coute cher!