un tour du monde de 20 mois en guise de voyage de noces...
Salut à tous,
Comme nous vous le disions dans l’article précédent, voici une petite rétrospective de nos moments, non en fait, nos longues heures passées sur les routes mexicaines. Et quelles routes!
Il faut tout d’abord savoir que n’importe qui conduit au Mexique, souvent sans permis ni assurance et ce, dès l’âge de 14 ou 15 ans (ca fait bizarre de se voir doubler par un gamin au volant d’un gros pick-up…).
De toute façon, le permis ne veut pas dire grand-chose puisqu’il s’achète tout simplement.
Autant vous dire que la logique de la conduite est assez particulière:
- Les feux sont placés après le carrefour, exactement comme aux États-Unis. Donc quand on n’a pas l’habitude, on peut croire qu’il n’y a pas de feux ou alors on s’arrête en plein carrefour. Heureusement, cela ne nous est pas arrivé.
- Les sens uniques ne sont presque jamais signalés, il nous est donc souvent arrivé de nous retrouver en sens interdits.
- Le clignotant c’est quoi? Et oui, peu d’automobilistes savent s’en servir, donc nous avons souvent eu de petites surprises ou plutôt de grosses frayeurs. Il faut savoir que si le véhicule qui nous précède met son clignotant à gauche, cela peut signifier qu’il va tourner à gauche (logique!) ou alors il nous indique qu’on peut le doubler. A nous de deviner!
- Les autoroutes sont bien différentes de chez nous, elles sont généralement désertes mais les apparences sont trompeuses, car s’il y a peu de véhicules, il y a en revanche des piétons sortis de nulle part, des vélos qui trainent de gros chargement, des chiens qui restent plantés au beau milieu de la route, des cageots de fruits, des ouvriers et des postes de police mal signalés.
- Les panneaux de signalisation, pour le peu qu’il y en ait, se situent juste à l’ endroit de la sortie, heureusement que nous avions 8 yeux pour surveiller tout ça.
- Les travaux sur les routes ne sont pas indiqués, ce qui produit des ralentissements.
Notre pire cauchemar sur la route: les «topes» appelés aussi «reductores de velocidad» ou encore «vibradores», ces dos d’ânes sont partout, en montée, en descente, en montagne, en ville, au bord de mer et le tout sans être signalé.
Ils sont horribles de jour et très redoutables la nuit car les routes ne sont pas éclairées.
Ils sont censés faire respecter les limitations de vitesse, mais ils achèvent surtout les suspensions et accentuent nos maux de dos. Un véritable calvaire!
Ajoutons à tout cela, la pluie que nous avions pratiquement tous les jours en fin de journée.
Petite pause déjeuner au bord de mer à Huatulco.
Nous reprenons la route en direction d’Acapulco et nous nous arrêtons à Puerto Escondido, un petit port de pêche.
Apres la recherche de notre logement qui fut fructueuse car nous payons notre chambre 9€. Bon ok, ce n’est pas la grande classe, mais c’est juste pour y passer la nuit car demain, nous nous levons de bonne heure pour nous rendre à Acapulco.
Petit apéro de Caipirhinas maison.
Découverte des luxueuses serviettes de bain fournies par l’hôtel.
Le soir, petit resto bien sympathique où notre concours reprend.
Nous rentrons à notre hôtel par la plage et rentrons nous coucher.
Le lendemain matin, nous reprenons la route et après 7 heures de voyage nous arrivons enfin à Acapulco mais là, grosse déception!
C’est moche, ca ressemble à un bidonville, notre moral est à zéro. Toute cette route pour ça?!
En tant que chef de famille, Pierrick essaie de remonter le moral des troupes en disant : regardez la mer, elle est jolie…en chœur, tous les 3 (Dany, Chat, Mapuce), nous répondons, perplexes et en même temps sur un ton fortement dépité: Ouais…Bof!
Apres quelques minutes, nous nous apercevons que nous ne sommes pas à Acapulco mais à Puerto Marquez…Ouf !! Quel soulagement !
Ah oui en effet, ca change, mais pour connaître la suite de notre aventure, il faudra lire notre prochain article.
Gros bisous à tous.