un tour du monde de 20 mois en guise de voyage de noces...
Il est 9h, nous sommes en mode « escargot », nous marchons à la recherche du meilleur endroit pour être pris en stop mais nous n’irons pas aussi loin car en traversant une station essence, un routier nous fait signe et nous prend dans son camion rouge.
Il s’appelle Ossman et nous apprend qu’il se rend à Taltal à 200 bornes de notre destination : Antofagasta. Vous ne pouvez même pas imaginer notre joie !
Le feeling passe bien et à l’heure du déjeuner il nous apprend qu’il doit recharger sa cargaison à Copiapo pour ensuite aller à Antofagasta.
Il est 14h30, Ossman nous dépose a quelques kilomètres de son entreprise et nous dit :
« J’en ai pour une heure minimum, de toutes façons j’ai votre numéro de téléphone donc dès que j’ai terminé de charger mon camion on s’en va à Antofagasta. »
On en revient pas de la chance qu’on à d’avoir trouvé Ossman ce matin à La Serena.
Nageant dans le plus grand bonheur, nous entendons de la musique et nous voila invités à nous baigner dans la piscine municipale de Tierra Amarilla.
Ne voulant pas louper Ossman, nous restons à peine un quart d’heure dans l’eau, nous nous séchons et nous nous replaçons à l’endroit ou Ossman nous avait déposé trois quart d’heure plus tôt.
Une heure… deux heures passent et toujours pas d’Ossman, nous nous disons qu’il lui a fallut plus de temps que prévu pour charger sa marchandise. Nous attendons encore une heure de plus avant de l’appeler et là nous apprenons que Monsieur s’est barré sous prétexte qu’il ne nous avait pas vu sur le bord de la route en se disant qu’on avait trouvé un autre chauffeur.
Bien énervés, nous prenons un taxi pour nous emmener dans le centre de Copiapo, ville pas vraiment des plus attrayantes dixit le Guide Du Routard, ce que nous pouvons à présent confirmer.
Nous allons nous renseigner pour prendre un bus mais encore une fois tout est complet, on commence sérieusement à en avoir ras le bol !
Nous décidons donc de passer la nuit dans cette ville, et là, pour nous faciliter encore un peu plus les choses, c’est une des villes-étapes du Dakar donc toutes les chambres sont occupées ou hors de prix. Apres avoir galéré pendant 1h30 nous trouvons enfin une chambre à un prix raisonnable. Une fois posés, notre téléphone sonne et devinez qui appelle ? Allez on vous le dit, c’est Ossman notre chauffeur qui appelle pour nous dire qu’il revient demain à Copiapo pour recharger son camion et il nous propose de refaire la route avec lui jusqu'à Antofagasta.
Etant méfiants, nous lui demandons si c’est sur et il nous jure que oui.
Nous nous endormons donc confiants et nous nous réveillons le lendemain à 10h. Nous nous préparons et allons à la place centrale à 11h30 et attendons Ossman. Pendant notre attente, nous voyons Sebastian Pinera, candidat favori aux élections présidentielles du Chili, dont le deuxième tour aura lieu le dimanche 17 janvier 2010.
Il est déjà 12h et nous n’avons toujours pas de nouvelles d’Ossman, nous décidons de l’appeler et pour continuer dans la galère, il nous apprend qu’il ne viendra pas.
On est vraiment énervés, et nous ne comprenons pas pourquoi il ne nous à pas prévenus de ce changement de situation.
Nous sommes tellement dégoûtés que nous retournons à la station de bus mais comme la chance nous sourie… il n’y a aucun bus de disponible avant le lendemain!
Nous sommes donc contraints de reprendre le stop et de marcher pendant près de 2h pour sortir de la ville et se mettre sur la bonne route. Seulement personne ne s’arrête et nous décidons alors d’arrêter un microbus qui va jusqu'à Caldera à 74kms de là.
Une heure plus tard, nous revoilà sur le bord de la route en train de faire du stop…
Au moins 2h plus tard, un routier allant à Antofagasta (notre destination d’hier, nous vous le rappelons) nous prend et là nous allons passer « les 6h les plus longues de notre vie ».
Voici les principales raisons:
La cabine est très inconfortable.
Notre chauffeur ou plutôt notre macho national qui nous reproche de ne pas assez bien parler l’espagnol, en ignorant complètement Mapuce et en ne parlant qu’à Chat !
Impossible de communiquer entre nous car il fallait traduire mot pour mot tout ce qu’on se disait (tu veux l’appareil photo ? ; C’est beau tu ne trouves pas ?...).
Bref nous étions vraiment vraiment vraiment contents d’arriver à Antofagasta et surtout de quitter ce camion et son macho de chauffeur.
Il est 23h30 et nous sommes à la recherche d’une auberge pour cette nuit. Apres plusieurs auberges/hôtels complets, nous trouvons finalement la plus classe des auberges (c’est complètement ironique, ca ressemble plutôt à un squat qu’à une auberge !).
Moment assez difficile après la journée qu’on vient de passer, nous prenons une douche en essayant de ne pas trop nous salir et nous nous couchons directement.