un tour du monde de 20 mois en guise de voyage de noces...
Nous quittons Bodhgaya à bord de notre auto-rickshaw pour nous rendre à la gare de Gaya.
Il est 12h30 lorsque nous arrivons à la gare soit 1h30 avant le départ de notre train.
Nous nous trouvons un endroit «au calme», ce qui signifie un endroit un peu éloigné de la foule.
Les indiens, naturellement très ouverts et curieux, viennent spontanément nous parler, nous demandant quel est notre pays d’origine, ce que nous avons visité en Inde, bref, en savoir un peu plus sur nous et nous adorons ces moments…en général!
Aujourd’hui, ce n’est franchement pas le cas car notre train à 4h de retard et pendant ces très très longues heures, nous sommes épiés, questionnés, par à peu près toute la gare, ce qui doit bien représenter la population entière de La Baule…voire la Loire-Atlantique! ;-)))
Globalement, l'approche est la suivante: un indien vient nous parler puisqu’il maitrise l’anglais, pendant qu’une bonne cinquantaine de personnes vient assister à notre conversation.
Bref, notre train arrive enfin et vous ne pouvez pas vous imaginez notre joie lorsque prenons place dans le wagon.
Le trajet se passe rapidement et une fois descendus du train, nous prenons un auto-rickshaw pour nous rendre dans le centre de Varanasi.
Après 45 minutes de course folle en tuk-tuk à zigzaguer entre les vélos, les motos, les voitures, les camions, les bus, les piétons, les autres auto-rickshaws, les cyclo-pousse, les chiens, les chèvres et les vaches sacrées, le tout dans un concert de klaxon horriblement assourdissant et extrêmement fatiguant, nous arrivons dans notre guesthouse, bien au calme! Ouf!
Le lendemain, nous décidons de nous rendre à la gare pour réserver notre billet de train pour notre prochaine destination.
La gare se trouve à 5km de notre guesthouse, nous décidons donc de prendre un tuk tuk mais impossible d’obtenir un tarif correct puisqu’ils nous demandent tous 10 fois plus cher que la normale.
5km, même pas peur, nous préférons user nos chaussures sous une chaleur torride plutôt que de leur donner un centime!
On se répète, mais nous détestons vraiment les chauffeurs de taxi, tuk tuk, cyclo-pousse…même combat!
La route est longue et très bruyante, c’est vraiment infernal!
Pour notre déjeuner, nous nous arrêtons dans un boui-boui végétarien ou nous goutons un thali, un plateau repas compartimenté avec dhal (purée de lentilles), paneer masala (fromage mélangé à des épices), achar (légumes émincés et épicés servi froid), riz blanc, naan (pain plat cuit dans un tandoor) et papadum (fine galette croustillante ronde à base de farine de lentille ou de pois chiche).
Le plateau ne semble pas très appétissant mais le gout est bon sans être excellent…mais où sont les véritables saveurs indiennes que nous connaissons?
Le soir, loin de toute l’agitation de la ville, nous nous rendons sur les Ghats (escaliers sur les rives d'un fleuve).
Nous faisons la rencontre de Subom, un petit garçon de 12 ans qui récupère les guirlandes de fleurs dans le Gange pour en faire des petites offrandes avec des bougies pour gagner quelques roupies.
Nous profitons d’être sur les Ghats pour réserver notre petit bateau pour le lendemain matin.