un tour du monde de 20 mois en guise de voyage de noces...
Après avoir visité la côte est, nous nous rendons dans l’Outback qui pour beaucoup d’australiens constitue l’essence même de leur pays et qui est un espace hautement spirituel pour les aborigènes.
Les paysages que nous traversons sont arides et monotones mais une fois que nos yeux s’habituent à la régularité de la plaine, on prend conscience des légers changements: un sol plus sablonneux, plus vallonné ou une végétation plus ou moins importante, marquant le début d’une nouvelle région.
Cette nature immense, contrastée et démesurée subi de violents changements climatiques alternant sécheresses et inondations dévastatrices.
Après une journée de route, une fois la nuit tombée, nous pouvons admirer le ciel si limpide qu’on a l’impression de pouvoir toucher les étoiles.
L’Outback réserve de grandes surprises du fait de ses longues (très longues) distances entre les villes:
En effet, pour assurer un suivi régulier et répondre aux situations d’urgence dans les communautés isolées il existe les flying doctors, des docteurs qui se déplacent en avion.
Mise en place de la School of Distance qui permet aux enfants habitant à des centaines de kilomètres de la plus proche école de suivre leur cursus scolaire à domicile par radio.
Afin d’empêcher les dingos de s’attaquer aux moutons, les agriculteurs ont bâti une «dingo fence», une barrière qui s’étend d’ouest en est sur près de 4000 km.
Les routes principales qui sillonnent l’Outback sont parcourues par d’immenses camions appelés les «road-trains». Ils sont appelés ainsi en raison de leurs remorques à rallonges qui peuvent mesurer jusqu'à 53,5m.
Ces monstres pèsent entre 80 et 120 tonnes et ont besoin de 1 à 2 km pour s’arrêter…
Ils sont munis d’impressionnants pare-buffles ou «kangaroo-racks» car lorsqu’un kangourou ou autre animal traverse la route, il leur est impossible de les éviter. Alors après leur passage, les bords des routes sont marqués par les cadavres sanguinolents d’animaux.
Quand on est dans l’Outback il faut gérer au mieux notre réserve d’eau potable et d’essence. Vive les jerricans!
Nous passons de bons moments à sillonner ces routes, mais le plus impressionnant reste à venir…