un tour du monde de 20 mois en guise de voyage de noces...
Nous sommes en direction de Potosi qui se trouve à 6h de route d’Uyuni ou nous pouvons contempler de magnifiques paysages et développer notre odorat grâce à un bolivien qui s’est assis juste à cote de nous. Celui-ci n’a pas du avoir depuis longtemps l’occasion de prendre une douche…un subtil mélange de vieux bouc, de fumier et de feuilles de coca…Ah la joie des transports en commun…
Bref nous sommes contents d’arriver à Potosi et de pouvoir prendre une grande bouffée d’oxygène qui se fait rare ici car c’est la ville de plus de 100000 habitants la plus haute du monde (4000m d’altitude).
Au programme: visite de la ville avec sa Plaza 10 de Noviembre, ses bâtiments coloniaux, la cathédrale et la Casa de la Moneda.
Mais le but de notre venue sur Potosi est la visite de ses mines. Une fois équipés de bottes, cirés, casques et lampes, nous allons acheter pour les mineurs, des feuilles de coca, des boissons, de l’alcool et de la dynamite !
Ensuite nous entrons dans la mine et nous voila en train d’explorer les long tunnels étroits ou l’on marche courbés en deux.
L’air n’étant pas toujours très respirable (poussières, amiante, salpêtre, carbure de calcium et particules diverses, en plus de l’altitude) on nous propose des feuilles de coca.
Pas de panique, on ne parle pas de cocaïne, en fait les boliviens l’utilisent pour lutter contre le mal de l’altitude et la fatigue.
On prend une cinquantaine de feuilles que l’on place une par une dans la bouche toutes du même coté (cette opération s’appelle l’acullico). On ne les mâche pas et on extrait le jus petit à petit.
Ce n’est franchement pas à notre gout, c’est amer, ca laisse les lèvres et les dents toutes noires, et ca déforme le visage jusqu'à donner une joue de hamster.
Nous faisons la connaissance du Diable El Tio (le Dieu) car ils pensent que les mines sont l´antre du Diable vu que tout est sous la terre, donc ils lui font des offrandes pour être sous sa protection (alcool, feuilles de coca et cigarettes).
C’est une expérience inoubliable et très enrichissante surtout lors de notre rencontre avec les mineurs.
Le soir, nous assistons aux Peña, concert de musique bolivienne dans un restaurant typique ou l’on peut déguster un steak de lama avec du quinoa, céréale des Andes. Excellent moment, surtout lorsque le restaurateur invite tout le monde à continuer la fête dehors !